Quel était donc ce flux sans commencement ni fin, aussi immatériel que la lumière,
plus corrosif qu'un acide,
qui s'embarquait dès l'origine dans notre chair, se mêlant à notre sang, nous limant sournoisement le coeur, dictant en nous sa loi mortelle, sans proférer un mot?
Qui était donc cet inconnu aussi invisible qu'omniprésent, ce rien féroce qui se jouait de nous?
Sylvie Germain in Le temps




Ce grand cadran me rappelle la pendule en haut d'un gratte-ciel de Chicago, avec Harold Lloyd qui s'accroche aux aiguilles... Le texte de Sylvie Germain est splendide. Mais n'oublions pas qu'il a été écrit bien après qu' Einstein eût découvert que le temps et l'espace ne faisaient qu'un... Et la photo, Dom, c'est une image de l'espace...
RépondreSupprimeroui, Heffe, l'espace d'un instant...
RépondreSupprimeren attendant que l'aiguille finale nous grille, prenons le temps d'en perdre, joyeusement!
WOUAAAAAH ! Géniaaaaal ! hahahahahahaha !
RépondreSupprimerJ'adore ces trucs comme ça, qui font "tilt" sans les mots - et que tes images renvoient à merveille, tout aussi questionnante.
"un instant s'il vous plaît" - celui de l'attente, ou celui de rabiot ?
exact,anne, les phrases à sens multiple sont merveilleuses par la liberté qu'elles accordent à notre entendement...
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