Après les arbres, je me découvrais une nouvelle famille: les livres.
Mais les seconds ne prenaient-ils pas corps dans la chair des premiers, n'étaient-ils pas tout autant emplis de feuilles bruissantes, chuchotantes?...
La sève, l'encre - un même sang obscur coulant avec lenteur, roulant vers la lumière, et frémissant de la rumeur du monde.
Sylvie Germain




C'est dans l'ordre des choses que d'être ainsi imbriquée et c'est au poète de nous le rappeler. Dans notre solitude, nous sommes si souvent , nous aussi, coupés du monde qu'il faut bien résister à ce rouleau compresseur de la vie moderne pour" réinventer le monde, le rêver, le transformer et humaniser par nos créations qui participer aussi à la " rumeur du monde".
RépondreSupprimerBonne soirée,
Roger
siempre anidas luz en tus fotografías...........
RépondreSupprimerun abrazo
Magique, hein, l'écriture de Sylvie Germain ! après ça, que puis-je encore écrire, sans honte ?
RépondreSupprimerExtraordinaire, ta captation de lumière sur lichens branchus....
écrire sans honte...quelle drôle de formulation, comme si la beauté des autres nous enlevait la notre singulière, cachée, maladroite mais tout aussi indispensable à l'équilibre du monde!
RépondreSupprimerecris, anne!!!!!!!