jeudi 14 avril 2011

bris colorés











































Connaître est la mesure
des cicatrices qui se font sur
les roses et
des tranchements
que les couteaux ouvrent
quand nous parlons

Serge Pey

dimanche 3 avril 2011

en casa del abuelo...































son sabrosos secretos





dans la maison du grand-père
sont de savoureux secrets

samedi 19 mars 2011

que sommes nous?






































Dans une valise idéale 
on peut ranger tout l'univers
la troupe engloutie des étoiles
une seule fourmi
un seul amour

Dans un poème on peut ranger
tout le non-avenir
qu'on voudrait faire exister

Serge Pey

dimanche 13 mars 2011

street'art?



































































Parfois on rencontre 
un pied
de l'autre côté de la page
pour nous signifier
que l'on n'écrit pas
mais que l'on marche
et qu'il faut aiguiser nos crayons
au bout de nos souliers


AMI
Appel pour une
Marche mondiale de la poésie
Internationale de la philosophie directe
Serge Pey

vendredi 4 mars 2011

Et quelle importance est la mienne à la haute cour de l’oubli ?













"Ce n'est pas l'immigration qui menace ou appauvrit, 
mais la raideur du mur et la clôture de soi."

in Quand les murs tombent
de Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant
(clic sur le titre)

































Au moment où le maître, le colonisateur proclament
"il n'y a jamais eu de peuple ici", le peuple qui manque est un devenir, il s'invente, dans les bidonvilles et les camps, ou bien dans les ghettos, dans les nouvelles conditions de lutte auxquelles un art nécessairement politique doit contribuer.

Gilles Deleuze in L'Image-temps

titre de Pablo Néruda

vendredi 18 février 2011

candel'arbre




































































Multiple je me donne
Une braise dans chaque oeil
Jusqu'à ce que naisse l'arbre de ton amour
Tellement haut et rebelle
Tellement rebelle et tellement mien
Flèche qui revient à l'arc
Racine où convergent mes nuages
Palmier bleu planté dans mes soupirs
Ciel montant que rien n'arrêtera.

Joumana Haddad in Arbre bleu


samedi 5 février 2011

Avalé










C'était lire-magique que de lire dans le noir juste poinçonné d'une bougie qui roussillait les pages. La nuit autour de moi vivait du craquement des planches en bois-du-Nord, de la rouille vivante des tôles, des dégonflements de sommeil boursouflés, des grands-messes de la rue conquise par les zombis. 
































Je ne voyais plus mes mots, je ne lisais plus, je ne tournais plus les pages , je n'avais plus de livres entre les mains : j'étais digéré par une histoire-baleine qui m'avait avalé.

Patrick Chamoiseau
in Ecrire en pays dominé