Ils lâchent leurs paroles, un flot, un vomissement de vert. Ils tâchent d’aboutir à une feuillaison complète de paroles. Tant pis ! Cela s’ordonnera comme cela pourra ! Mais, en réalité, cela s’ordonne ! Aucune liberté dans la feuillaison…Ils lancent, du moins le croient-ils, n’importe quelles paroles, lancent des tiges pour y suspendre encore des paroles : nos troncs, pensent-ils sont là pour tout assumer. Ils s’efforcent à se cacher, à se confondre les uns dans les autres. Ils croient pouvoir tout dire, recouvrir le monde de paroles variées : ils ne disent que « les arbres ». Incapables même de retenir les oiseaux qui repartent d’eux, alors qu’ils se réjouissaient d’avoir produit de si étranges fleurs.
Francis Ponge


si yo fuera un pajaro no me posaría ahi ni loco
RépondreSupprimerJajajaja! cierto, poque has visto la jaula?
RépondreSupprimerFan servir l'arbre per assecar els estris de pesca?... o això m'ha semblat.
RépondreSupprimerBen vista aquesta curiositat!!
Una abraçada.
Impressionnant dispositif....un arbre-piège, destiné à capter les rêves d'océan ?
RépondreSupprimer¡que extraña colección de cosas!
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